Ce n’est pas franchement plaisant de se sentir prisonnier de ses propres blessures. Les lieux où nous allons, où nous sommes, ne changent finalement pas grand-chose à l’affaire. Dans tous les cas, il s’agirait donc d’en guérir. Mais comment ?

Dans quelques jours, quelques semaines, un autre cours des choses interviendra. Ce sera la rentrée. Rentrée de quoi, de qui ? De tous, même de ceux qui ne « rentrent » pas à proprement parler. Qui ne sont pas partis. Ou qui n’ont pas de « rentrée » à faire.

Ce sera la rentrée scolaire. Je me demande avec un peu d'inquiétude ce que nous vaudra la grippe A.

Rentrer, partir. Revenir, repartir. Humer un autre air. Changer d’air, respirer autrement. Evidemment, au-delà, rien ne change. A moins qu’à l’intérieur de nous, profondément, quelque chose puisse se transformer.

A moins qu’à l’extérieur, certaines choses puissent être transformées. La libre-circulation, ici et ailleurs, des personnes, des idées, me paraît être une liberté fondamentale, à conserver. et élargir .Pas si simple puisqu’elle recoupe un tas d’autres libertés, y compris celle d’être soi au regard des autres.

Aujourd’hui, et depuis hier, on le sent, la tendance est à rentrer chez soi. Il y a moins de monde, et d’ailleurs, je préfère. C’est tout de même le tort des stations balnéaires d’être saturées de monde jusqu’au quinze août. Là, ça va mieux. Même si je préfère cet endroit au calme, pendant les vacances de printemps par exemple. Aux alentours de Pâques, c’est idéal. La forêt est là, qui veille. Le front de mer, sans être désert, est encore peu fréquenté. Et si les températures sont clémentes, c’est un vrai régal.