Louise, l'atelier

blog plastique et poétique - présentation de mon travail - écriture, dessin, peinture et autres images - ainsi que quelques réflexions à propos de tout, de rien et d'autres choses...

21 août 2009

Journal de vacances...à propos de

Voilà, ce journal est terminé. Ma contrainte d'été était d'écrire un texte par jour pendant quinze jours, c'est fait.
Merci à ceux qui m'ont lue, à ceux qui me liront. N'hésitez pas à laisser des commentaires ou à m'écrire si vous le souhaitez. J'espère que vous avez passé un bel été.

A bientôt !

Louise

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Journal de vacances (Récit, 15)...sur 15...voilà, c'est fini..

Châteaux de sable. Et châteaux en Espagne ? Sable trop sec et pâtés ratés. Châteaux tout de même ! Coquillages sur les tours…Paroles et promesses. Tenues, non tenues, rompues. De part et d’autre. Brisures, ruptures, éclats. Réconciliations parfois. La vie est ainsi faite, il faut y croire, et espérer encore, tenir ce que l’on peut tenir et qui mérite de l’être.

 

Soleil, pluie, marée haute, marée basse, et les mouettes qui se posent. Ici, par-dessus tout, j’aime les GRANDES marées. Celles qui font que la mer monte, monte, presque jusqu’en haut de la plage, et descendent, descendent, laissant une étendue de sable mouillé qui semble toucher l’horizon. Généralement, le temps est mitigé, le ciel et les tourments de la mer se confondant. Lumière diffuse, flottant sur l’eau.

 

Il m’est arrivé (souvent, à moins que ce ne soit juste longtemps…) de douter au point de me demander si la vie valait la peine d’être vécue. Ce temps est révolu. Quelque chose s’est résorbé, cicatrisé et m’a peu à peu redonné le goût de vivre. Cela s’est produit dans la parole, c’est une chose sûre. En parlant, en écrivant, en lisant aussi. On dirait une invisible métamorphose. Elle se produit encore, un peu chaque jour.

 

Digues. Ecrire. J’ai écrit comme on construit des digues et des barrages qui permettent de construire ce que l’on veut construire. Mis les mots bout à bout, presque un à un, articulé le tout. Je ne sais pas si j’en verrai le bout, si je parviendrai à ce que je souhaite, mais je continue…S’en remettre aux belles lunes et se méfier des soleils trop crus et trop chauds, sans se laisser dériver trop loin de soi…de nous…éviter de se figer dans telle ou telle position…Continuer à se mouvoir par et dans le langage, sans oublier le reste…

 

Etre en soi sans s’y enfermer et ouvrir les yeux sans forcément se brûler, ni se protéger outre mesure. Continuer à écrire, à vivre, tout simplement. Prendre la vie à pleines mains comme le sable…

 

…..

 

Ceci dit,  je ne me baigne qu’à marée haute. Encore faut-il qu’il n’y ait pas trop de vent.

 

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20 août 2009

Journal de vacances (Récit, 14)...sur 15...

Il s’est produit une chose qui me surprend un peu, cette année, pendant ces quelques jours. En général, lorsque je viens ici, je lis énormément et je peins. Or, cette fois, je n’ai pratiquement fait qu’écrire. Un peu comme s’il me fallait dessiner en creux ce qui se vit autrement en grand jour, comme s’il me fallait chercher à cerner les contours invisibles des événements visibles, qui se produisent. Lire, dessiner/écrire, fabriquer des images, danser. Comme si ces activités pourtant distinctes ne faisaient que construire la figure d’un même puzzle, un puzzle mouvant, vivant…dont la figure ultime n’existe sans doute pas, puisqu’il s’agit toujours de saisir quelque chose du monde…

 

J’ai ressenti ce temps comme de « vraies » vacances…au sens où le mot « vacance » désigne un état de disponibilité particulier, et de plaisir.

 

Un moment qui fait totalement contraste avec ceux, il y a plusieurs années, où j’ai eu l’impression de m’être transformée en une sorte de voyante ou de pythie. Il me semblait entendre des voix, devenir ce que pensaient les gens, pour un peu, je me serais mise à prédire l’avenir. Je continuais à penser, mais j’avais du mal à distinguer le vrai du faux…l’imaginaire ayant sans doute pris un peu trop de place, entré en outre comme par effraction…Oui, j’étais un peu folle pendant ce temps-là. J’avais perdu beaucoup de mes repères, il m’a fallu tout reconstruire.

 

Puis, cela s’est atténué, comme si les mots étaient venus habiter ces espaces presque délirants qui s’étaient fait jour. Depuis, les mots n’ont pas cessé de m’habiter. De me hanter parfois. Ce sont eux qui m’ont fait lever le matin. Eux qui m’ont permis de continuer à avancer, même sur des chemins tortueux. Pas les mots pour les mots, bien sûr, quoique. Mais tous ceux échangés, prononcés, tous ceux qui permettent de sortir d’une aphasie singulière ou collective. Tous les mots qui permettent de « toucher » la pensée, dans tous les sens du terme, c’est-à-dire sensible aussi. (Je n’aime pas cette façon de voir qui veut toujours distinguer « l’intelligence » des choses du sensible. Il me semble que ces deux aspects doivent, non pas se confondre, mais s’entendre et dialoguer l’un l’autre). D’en dire quelques mouvements, ou quelques ondes, ou trajectoires. Tous les mots qui créent un dynamisme propre à faire exister, faire advenir.

Peu à peu, cependant, un autre dynamisme me rattrape, qui annonce le retour...

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19 août 2009

Journal de vacances (Récit, 13)...sur 15...

Petit matin.

 

Je suis bien seule (je le suis souvent). La solitude, qui m’est souvent bénéfique, m’apparaît pourtant comme une fatalité.

 

Je ne parle pas de la solitude extrême, celle qui fait que l’on s’isole de plus en plus, jusqu’à plus soif, ou jusqu’à se perdre complètement, et qui équivaut à une sorte de suicide. Mon ivresse chronique de solitude est beaucoup plus mesurée. La plupart du temps, la solitude, une certaine forme de solitude, disons, agit sur moi comme un baume, qui me calme et m’apaise. C’est elle aussi qui me permet d’écrire, sans doute.

 

Pourtant, je la déteste souvent car je m’en sens un peu prisonnière.

 

De fait, cette solitude est relative, elle est souvent émaillée de belles rencontres. Là, je parle surtout de solitude « amoureuse », du fait d’être « séparé » de la personne que l’on aime et dont on désire plus que tout la présence.

 

Pendant plusieurs années, j’ai refusé de venir ici, dans cette maison de laquelle je me sentais en rupture. En réalité, c’est de ma famille que j’étais en rupture.

 

J’ai commencé à y revenir à la suite d’une autre rupture, qui m’avait mise à mal. Dans le même temps, j’y ai retrouvé ce goût d’y être « seule ». Mais j’ai le sentiment étrange d’aller de rupture en rupture, comme on va d’un endroit à un autre, aller et retour.

 

C’est pour cela que cette solitude, je la maudis aussi. Et je ne sais pas toujours comment me dépêtrer de ses méandres. J’ai parfois l’impression qu’elle m’a toujours accompagnée et qu’elle est ma compagne ma plus sûre. C’est quelque chose d’assez violent et ambigu, d’autant qu’elle n’empêche absolument pas l’amour. Enfin, je crois.

 

Je la recherche donc autant que je la rejette. Elle est un sujet récurrent de plainte. Pourquoi suis-je ainsi ? Je voudrais la briser sans la briser. En briser la chaine qui m’y retient, mais la garder comme un abri sûr, où l’on revient régulièrement sans forcément s’y enfermer.

 

Qu’elle soit comme un lieu sûr. Une pièce douce et suffisamment intime dans laquelle il fait bon se retrouver.

 

Je vais commencer la lecture de « Un don », de Toni Morrison.

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18 août 2009

Journal de vacances (Récit, 12)...sur 15...

Ce n’est pas franchement plaisant de se sentir prisonnier de ses propres blessures. Les lieux où nous allons, où nous sommes, ne changent finalement pas grand-chose à l’affaire. Dans tous les cas, il s’agirait donc d’en guérir. Mais comment ?

Dans quelques jours, quelques semaines, un autre cours des choses interviendra. Ce sera la rentrée. Rentrée de quoi, de qui ? De tous, même de ceux qui ne « rentrent » pas à proprement parler. Qui ne sont pas partis. Ou qui n’ont pas de « rentrée » à faire.

Ce sera la rentrée scolaire. Je me demande avec un peu d'inquiétude ce que nous vaudra la grippe A.

Rentrer, partir. Revenir, repartir. Humer un autre air. Changer d’air, respirer autrement. Evidemment, au-delà, rien ne change. A moins qu’à l’intérieur de nous, profondément, quelque chose puisse se transformer.

A moins qu’à l’extérieur, certaines choses puissent être transformées. La libre-circulation, ici et ailleurs, des personnes, des idées, me paraît être une liberté fondamentale, à conserver. et élargir .Pas si simple puisqu’elle recoupe un tas d’autres libertés, y compris celle d’être soi au regard des autres.

Aujourd’hui, et depuis hier, on le sent, la tendance est à rentrer chez soi. Il y a moins de monde, et d’ailleurs, je préfère. C’est tout de même le tort des stations balnéaires d’être saturées de monde jusqu’au quinze août. Là, ça va mieux. Même si je préfère cet endroit au calme, pendant les vacances de printemps par exemple. Aux alentours de Pâques, c’est idéal. La forêt est là, qui veille. Le front de mer, sans être désert, est encore peu fréquenté. Et si les températures sont clémentes, c’est un vrai régal. 

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17 août 2009

Journal de vacances (Récit, 11)

Mes doigts dessinent sur le sable…une étoile de mer. Rien de bien original, donc. Un léger dessin, qui sera bientôt effacé par la mer, recouvert par les marées successives. Qu’oublie-t-on ? Qu’est-ce qui s’efface de ce que nous vivons ? Nos blessures ? Quels souvenirs ?

 

Réminiscence du film de Lanzmann, Shoah, dans lequel parle un « ancien » (ancien ?) nazi : « tout cela, ce ne sont maintenant que de mauvais souvenirs ». Comme si l’horreur, quelle qu’elle soit, pouvait ainsi s’oublier.

 

Exposition en Arles (Without sanctuary), lynchages de Noirs aux Etats-Unis, photographiés à l’époque « pour la gloire » et envoyer des cartes postales à ses amis…Pas vu l’exposition, qui a l’air de poser problème dans sa présentation. Mais à  l’opposé, j’ai beaucoup apprécié le travail du photographe et historien de l’art Gonzalès-Day présenté au Palais de Tokyo (juillet 2009), qui, à partir d’une de ces cartes postales justement, en en effaçant le figuré, fait réfléchir à ce que l’on accepte – ou non – de voir.

 

A quel moment le fait de voir (et quoi, c'est-à-dire ce que nous voyons) fait de nous des complices de l’horreur, ou au contraire nous positionne de manière à ce que nous dénoncions ce que nous voyons ?

 

Nous ne pensons pas suffisamment, il me semble, à ce que peut représenter le regard que nous portons sur ce que nous voyons. Le regard, pourtant, véhicule une grande partie de nos conceptions et de nos jugements, positifs ou négatifs, sur les êtres. Il les conditionne même souvent, que nous en soyons ou non conscients.

 

En outre, voir, ou détourner le regard, a bien à voir avec la mémoire. Avec les mémoires. ; par conséquent avec l'histoire. Une autre façon d’en penser les devoirs, ici, maintenant. C’est aussi ce qui m’importe.

Quelle politique pour nos regards. Et il me semble que l'écriture a à voir avec cela.

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16 août 2009

Journal de vacances (Récit, 10)

Je dois l’avouer, la chaleur m’accable. La maison apporte un peu de fraicheur, mais je me sens cernée par le manque d’air. C’est un dimanche calme. Rien de particulier de prévu, ce qui n’est pas si mal finalement.

 

Un air de jazz à la radio. Pas désagréable, loin de là, j’aime bien Billie Holliday, mais aujourd’hui, cela me rappelle cette ambiance un peu délétère d’une soirée à l’ambassade de France en Tunisie, il y a plusieurs années maintenant. Je faisais partie à l’époque d’une compagnie de danse et nous étions en tournée. C’est donc à ce titre que nous avions été invités. J’avais été surprise de l’état d’esprit qui y régnait. Je ne dis pas que toutes les personnes qui s’y trouvaient avaient la même conception des choses, bien sûr. Mais j’avais vraiment eu la désagréable « impression » que la culture française régnait là-bas comme une culture supérieure chargée d’en « civiliser » une autre. C’était dans les années 80.

 

En d’autres termes, cela avait été ma première rencontre (non, pas la première, en fait, mais une de celles qui m'a le plus marquée) avec la mentalité néo-coloniale, qui se traduisait encore et toujours par un complexe de supériorité des uns sur les autres. Ça a été pour moi un choc. Et je n’ai jamais « compris » que notre chauffeur doive manger dehors alors même que la famille de l’ambassadeur occupait une des plus belles maisons de la ville.  Je me souviens de la beauté de l’architecture de la maison, de la beauté des paysages et de la vue que nous avions des toits et terrasses, et de mon indignation.

 

Je n’étais pas la seule, d’ailleurs, à avoir été choquée. Je me souviens d’une amie qui avait quasiment dîné le dos tourné à notre hôte. Bien sûr, ce n’était pas très poli, mais une façon, je crois de montrer à quel point cela pouvait nous être insupportable.

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15 août 2009

Journal de vacances (Récit, 9)

Bien sûr, il y a eu drame. Jusqu’à la mort. Cela fait longtemps maintenant, mais quelque chose s’est produit sur la durée et répété, quelque chose de suffisamment violent pour que la vie s’organise différemment de ce que l’on aurait voulu. Le drame constituant une sorte de point de fuite, de perspective, autour duquel tout s’est reconstruit, pour le mieux, ou de la manière la moins pire. Mais pas comme on aurait voulu. Cela échappe en quelque sorte à l’entendement. A moins de prêter l’oreille avec beaucoup d’attention.
Rien ne se voit vraiment, à moins que l’on ne sache. Cela arrive, parfois. Il faut alors être très doux, observateur, pour percevoir les altérations de formes, et celles qui restent souples malgré tout. Pour percevoir les lignes qui ont été projetées dans telle ou telle direction. En quoi consiste le fait de vivre. Suivre ces trajectoires imposées par une violence presque invisible, ou rétablir un trajet plus proche de ce que l’on désire. Eviter ou contourner ce qui s’est produit, mais marcher comme un funambule sur ces lignes de nerfs, ou chercher le sable plus accueillant entre les lignes. A moins que ce ne soit écrire ou tracer d’autres lignes, sans cesse réinventer les formes, les creux, les pleins, l’amour. Echapper aux pièges et cicatriser les blessures, pour que de nouveaux horizons se fassent jour.
Chaque jour. Comme il se doit, pour que le tissu de la vie se pare de toutes les virtualités possibles, se répare et se pare de toutes les facettes scintillantes qu’elle puise à l’intérieur, à l’extérieur. Et qu’il constitue finalement une peau suffisante pour accueillir les flux de vie et de tendresse pouvant à nouveau en émailler le cours, et enjoindre…les êtres à se remettre en mouvement.

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14 août 2009

Journal de vacances (Récit, 8)

Je n’ai pas grand-chose à raconter aujourd’hui. Je dois me sentir vraiment en vacances, pour une fois. L’impression que mon cerveau tourne au ralenti, si ce n’est à vide, ne se préoccupant que de petits soucis quotidiens qu’il faut bien gérer. Machine à laver en panne, par exemple. Rien de grave, donc.
Je crois d’ailleurs que c’est ce qui est le plus difficile pour moi. Composer avec la légèreté. Je n’ai pas tellement l’habitude, la légèreté dure rarement chez moi. La gravité m’intéresse souvent beaucoup plus, mais c’est assez épuisant. J’ai donc souvent envie de légèreté, mais beaucoup de mal à m’y inscrire vraiment, dans la durée. J’en éprouve cependant de plus en plus le besoin.
Histoire d’enfoncer un peu le clou, j’ai souvent l’impression qu’il s’agit là d’une histoire de destinée…à laquelle j’essaie régulièrement d’échapper, mais en vain. Quelque chose de grave, de tragique même me rattrape presque toujours, inexorablement. Pas forcément moi en particulier, et c’est heureux, mais la sensation – ou le goût ? (parfois je m’interroge, au moins pour éprouver les limites du (dé)raisonnable) – du tragique pèse souvent. C’est assez pénible. J’envie parfois l’insouciance, même si je sais que je ne pourrais m’en satisfaire. La conscience, souvent aiguë, des difficultés et des drames, m’est nécessaire. Je crois trop en la conscience et la lucidité pour bouger un tant soit peu ce qui doit ou peut l’être, pour un peu de mieux.
Je suis donc quelqu’un d’intranquille. Autant le savoir après tout. Et c’est un exercice presque quotidien d’établir un certain équilibre des émotions qui permette une vie quotidienne, non seulement possible, mais pas trop brutale ou douloureuse. Peut-être est-ce cela, les vacances. S’attacher, au moins par moments, à une forme d’ajustement entre soi et la vie possible. Cet ajustement sans lequel aucun bonheur n’est possible.

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13 août 2009

Journal de vacances (Récit, 7)

Matin. Pourtant, je ne suis pas trop du matin, mais tout à l'heure, je ne pourrai pas. Alors, je m'y mets tôt. Tout est encore calme. Je suis assise dans le canapé de la salle à manger. Le café est prêt.

Hier soir, nous sommes allés à Saint-Gilles Croix de Vie, avec un ami venu passer quelques jours dans la région. Dîner de crêpes. Discussions à bâtons rompus. Tour dans la ville, le port. J'aime bien les ports. Celui de Saint-Gilles est petit, mais agréable. Promenade le long des bateaux. Nous passons la Vie (difficile de rêver d'un nom plus joli pour le cours d'eau qui traverse et réunit les deux parties de cette ville).

Sur le marché nocturne, j'ai trouvé une petite lampe adorable, une "loupiotte", du nom de sa créatrice, fait en boîte de conserve et instrument de cuisine. C'est exactement ce qu'il me fallait. Un peu de musique, aussi. Concert devant les restaurants.

Puis, nous passons la Vie dans l'autre sens. Sur les ponts lumineux nouvellement construits. Le manège ancien éclaire le carrefour. Lorsqu'on se retourne, les lignes nettes de l'église se découpent dans le bleu nuit. Un peu plus loin, ce sont les lignes blanches d'un bateau qui me surprennent, on le dirait adossé au petit phare qui...non, le phare était un peu plus loin, il me semble. Est-ce que je suis en train de superposer et reconstituer des images ? Oui, c'est possible.

Hier soir, au rocher de Sion, la mer était calme, sans geyser. La "dent du diable" n'était donc pas visible. Et l'atmosphère douce. Une vraie soirée d'été.

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