21 juin 2009
Photo
Cette photo et celle de mon profil sont de Marianne Pastre...à suivre....
(Tous droits réservés)
13 février 2009
Paysages
Paysage
en
Paysage
fumée
Paysage
absence
Paysage
présence
29 juin 2008
Ecrire des lignes
Lorsque l'écriture prend forme, elle forme au sens strict
Des lignes. Horizontales en ce qui concerne l'écriture française
que j'utilise.
Peu de choses à dire, donc, sur cette forme,
sinon qu'elle apparaît à la fois comme une contrainte
et une facilité
reposante.
Ecrire, c'est "faire des lignes". Les faire
se tenir
les unes en dessous des autres
en justifier intérieurement
la longueur, surtout si l'on ne respecte pas exactement
la largeur
de la page.
C'est disposer des bribes
de pensée
dans un espace
prédestiné.
C'est parfois tenter de
mettre de l'ordre dans
ses pensées, ou
simplement
les faire apparaître
les observer.
Disposer les mots sur les lignes
c'est être, même juste un peu,
en train de faire émerger
la pensée. C'est la faire
passer
du stade d'embryon
à celui de chrysalide
voire de papillon
ou de texte.
Comme la parole est parfois
le prélude
à un texte plus
construit.
Ecrire, c'est dessiner
des formes qui nous relient
au monde et nous
font renaître
à nous-mêmes.
17 mai 2008
Envol
Frôler le ciel et peut-être espérer 
côtoyer dieu
Caresser le soleil
au-delà
du vertige
Eteindre en soi ce qui
alourdit, terrifie
et sentir
la lègèreté douce
du corps
en appesanteur
Embrasser le vent
et sentir son poids
sa force et sa résistance
nous soutenir.
(Photos du cirque Kirkas Gaya. Cf lien)
10 mai 2008
Amour
les fleurs de rouille
de ruine
n'en finissent pas
de pousser
dans les interstices
brillants
ou mats
que laissent
les moisissures
d'orages
à l'intérieur
et tracent
presque malgré elles
de nouveaux
espaces
d'amour.
LB08
04 avril 2008
Echos lointains des guerres (extrait)
Ce qui se défait,
ce qui se crie,
ce qui se vide, 
ce qui hurle,
ce qui déborde, excède, déchire, dépèce
ce qui violente, étouffe, malmène,
ce qui meurtrit, comme frappe
à l'intérieur du corps, de la tête
ce qui bande les yeux
de l'intérieur
et laisse le corps
fantôme de lui-même
ombre noire se jetant
cognant, heurtant, glissant
contre des parois
obscures, invisibles
rugueuses
de cette âpreté
qui prend
à la gorge
ce qui
engouffre, gouffre, souffre
comme triture
la douleur
laissera-t-il la place
aux ombres heureuses
de l'amour
aux prémisses insensées
de la joie
à une douceur
autre qu'exsangue
LB08
18 janvier 2008
Résonance
Comme une pluie d'étoiles
qui chutent et se taisent
dans l'abîme sombre d'une âme
touchée
puis commencent à chanter,
de ce chant lourd et profond
qui s'extrait
avec facilité pourtant
des antres du corps creux
et résonnant
lent réceptacle
des sens, du sens
s'élèvant,
toujours incidemment renouvelé.
04 janvier 2008
Belle et heureuse année 2008 ! (Lumières, bis)
24 décembre 2007
Lumières
Ouvrez l'œil, les lumières ne sont pas toujours visibles au premier coup d'œil, mais elles sont là...
Bonnes fêtes de fin d'année !
Louise
01 novembre 2007
Ciel de rouille
Griffure de rouille
A ciel ouvert
Ce qui de l’être cherche l’étreinte
Et s’écorche parfois
Aux lambeaux aiguisés
Du passé et de la mémoire
Assassine
Mais se faufile
Pourtant
Comme malicieusement
A travers leurs méandres
Créant le mouvement qui les porte vers…









